INGENIEUR BAC +5
RNCP : 40207
Diplôme d’ingénieur Génie de l’aménagement et de l’environnement (5ème année)
responsable de la formation
RAULT Tifenn
Je contacte le/la chargée d'apprentissage
Sandra BUSSANG : 07.52.05.37.57Cette formation d’ingénieur a pour finalité de former des cadres de haut niveau, spécialisés dans le pilotage de projets d’aménagement du territoire qui intègrent, dès leur genèse, les exigences du développement durable. Le diplômé est un chef de projet polyvalent, à la fois technicien et médiateur, capable de concevoir et de conduire des opérations complexes (éco-quartiers, infrastructures, projets de rénovation urbaine) en naviguant entre les contraintes techniques, réglementaires, environnementales et sociales.
Pour en savoir + sur cette formation en apprentissage, consultez la fiche RNCP
Tarif
La formation est 100% financée par l’entreprise. Le CFA des Universités prend en charge les frais d’inscription universitaire dès que le contrat d’apprentissage est signé.
Valeur ajoutée du CFA des Universités
Le CFA des Universités offre une formation unique, alliant l’excellence académique et la recherche de pointe grâce à l’implication directe des enseignants-chercheurs, tout en garantissant un accompagnement personnalisé pour chaque apprenti, afin de maximiser leur réussite professionnelle.
Durée de la formation
1 anRythme de l'alternance
Le rythme d’alternance est disponible auprès du chargé d’apprentissage.
Lieu de formation
Taux d'insertion en emploi
NA
Réussite aux examens
NA
Taux de rupture net
NA
Taux de poursuite d'étude
NA
Quels métiers ?
Les diplômés de cette formation sont destinés à occuper des postes de pilotage de projet au sein de bureaux d’études en aménagement et en environnement, de sociétés de promotion immobilière, d’entreprises de travaux publics, de collectivités territoriales (services techniques, urbanisme) ou d’établissements publics d’aménagement. Les fonctions occupées sont :
- Ingénieur d’études / Ingénieur de projet en aménagement durable
- Chef de projet en environnement / études réglementaires
- Responsable d’opérations d’aménagement
- Ingénieur en maîtrise d’œuvre VRD (Voirie et Réseaux Divers) et environnement
Quelles missions ?
- Piloter un projet d’aménagement durable de la phase d’étude à la réception des travaux L’apprenti ingénieur assure la conduite opérationnelle complète d’une opération — éco-quartier, infrastructure, requalification urbaine — en tenant simultanément le fil technique, le calendrier, le budget et les obligations réglementaires. Il libère le directeur de projet ou le responsable d’opérations des arbitrages de terrain quotidiens, tout en maintenant la cohérence entre les objectifs initiaux et ce qui se réalise concrètement sur le chantier.
- Concevoir des systèmes de gestion alternative des eaux pluviales L’apprenti dimensionne les solutions techniques adaptées au contexte du projet : noues, bassins de rétention, toitures végétalisées, chaussées à structure réservoir. Il intègre ces dispositifs dès la phase de conception pour que la gestion de l’eau ne soit pas un ajout tardif et coûteux, mais un élément structurant du projet — condition désormais incontournable pour obtenir les autorisations au titre de la loi sur l’eau.
- Réaliser ou piloter des études d’impact environnemental L’apprenti instruit les volets environnementaux des dossiers réglementaires : analyse de l’état initial des milieux, évaluation des effets du projet, proposition de mesures d’évitement, de réduction et de compensation (séquence ERC). Il sécurise le dossier face à l’instruction des services de l’État et réduit le risque de retards ou de refus liés à des dossiers incomplets ou mal argumentés — risque qui représente aujourd’hui l’une des principales causes de dérapage calendaire sur les projets d’aménagement.
- Assurer la conformité réglementaire et administrative du projet L’apprenti analyse et suit l’ensemble des procédures d’autorisation applicables au projet : permis d’aménager, autorisation environnementale, dossier loi sur l’eau, déclaration d’utilité publique. Il construit les dossiers de demande, suit les échanges avec les services instructeurs, anticipe les demandes de compléments et alerte sur les délais réglementaires — compétence directement liée à la capacité de l’employeur à tenir son planning contractuel vis-à-vis des maîtres d’ouvrage ou des élus.
- Coordonner les bureaux d’études spécialisés intervenant sur un projet L’apprenti assure l’interface technique entre les différents prestataires mobilisés sur une opération — bureau d’études VRD, bureau d’études hydraulique, écologue, géotechnicien, paysagiste — en vérifiant la cohérence de leurs productions, en gérant les interfaces techniques entre lots et en organisant les réunions de coordination. Cette mission est celle que les directeurs techniques identifient systématiquement comme le premier goulot d’étranglement sur les projets multi-intervenants.
- Intégrer les solutions d’ingénierie écologique dans les projets d’aménagement L’apprenti propose et dimensionne des solutions fondées sur la nature : renaturation de berges, corridors écologiques, dés imperméabilisations de surfaces, restauration de zones humides dans le cadre de mesures compensatoires. Il s’appuie sur les référentiels techniques les plus récents pour que ces solutions ne soient pas des gadgets verts décoratifs mais des dispositifs fonctionnels qui répondent à des obligations réglementaires ou à des objectifs de qualité écologique mesurables.
- Organiser et animer la concertation avec les parties prenantes L’apprenti prépare et co-anime les réunions de concertation avec les riverains, les associations environnementales, les concessionnaires de réseaux et les services de l’État. Il traduit le projet technique en langage accessible, recueille les observations et les intègre dans les évolutions du projet, pour que la concertation soit un vrai outil de conception et non une obligation formelle remplie a minima — ce qui conditionne directement l’acceptabilité sociale du projet et la solidité des autorisations obtenues.
- Réaliser des analyses de faisabilité technique et environnementale en phase amont L’apprenti conduit les études préalables qui permettent au maître d’ouvrage de prendre des décisions éclairées avant d’engager des dépenses importantes : analyse des contraintes du site (zonages réglementaires, présence de zones humides, risques naturels), comparaison de scénarios d’aménagement, estimation des impacts et des coûts environnementaux associés. Cette mission évite que les contraintes découvertes tardivement transforment un projet viable en opération à perte.
- Superviser la phase chantier sous l’angle de la qualité environnementale L’apprenti suit l’exécution des travaux pour s’assurer que les prescriptions environnementales définies en phase de conception sont effectivement respectées sur le terrain : protection des zones sensibles pendant le chantier, mise en œuvre correcte des systèmes de gestion des eaux, traçabilité des déchets de chantier, conformité des plantations compensatoires. Ce suivi est souvent le maillon faible entre ce qui a été promis dans les dossiers réglementaires et ce qui est réellement réalisé.
- Contribuer à la réponse aux appels d’offres et à la production des offres techniques L’apprenti participe à la rédaction des mémoires techniques pour les marchés publics ou les concours d’aménagement, en formalisant la démarche environnementale de l’entreprise, en argumentant les choix techniques durables et en valorisant les références de la structure sur des projets comparables. Dans un secteur où les critères environnementaux représentent une part croissante de la note technique, cette compétence conditionne directement la capacité de remporter de nouveaux marchés.
Compétences visées
- Double culture technique et environnementale : l’ingénieur qui pense les deux simultanément Aptitude à intégrer les exigences environnementales — réglementaires, écologiques et climatiques — dès la conception technique d’un projet, et non comme une contrainte subie en fin de parcours. Cette double lecture, qui fait la spécificité de la formation Polytech Tours, est précisément ce que ni un ingénieur VRD classique ni un écologue seul ne peuvent apporter : quelqu’un qui sait à la fois dimensionner un réseau d’assainissement et en évaluer l’impact sur les milieux aquatiques en aval.
- Maîtrise de l’ingénierie réglementaire environnementale Aptitude à instruire les procédures d’autorisation applicables aux projets d’aménagement — loi sur l’eau, évaluation environnementale, séquence ERC — en produisant des dossiers techniquement solides, argumentés et conformes aux attentes des services instructeurs. Cette compétence est directement liée à la réduction du risque calendaire et financier pour l’employeur : un dossier bien construit dès la première présentation économise plusieurs mois d’instruction et des honoraires de modification significatifs.
- Aptitude au pilotage de projets multi-intervenants dans des environnements complexes Aptitude à assurer la coordination technique, administrative et financière d’une opération impliquant de multiples parties prenantes aux intérêts et aux langages différents — bureaux d’études, services de l’État, élus, riverains, entreprises de travaux — en maintenant la cohérence du projet et en gérant les arbitrages sans perdre de vue les objectifs initiaux. C’est la compétence de chef de projet à proprement parler, construite par l’alternance sur des situations réelles et non simulées.
- Conception de solutions d’ingénierie écologique et de gestion durable des ressources Aptitude à proposer, dimensionner et justifier des solutions techniques fondées sur les principes du développement durable — gestion alternative des eaux pluviales, intégration de la nature en ville, gestion des déchets de chantier, solutions d’énergie renouvelable à l’échelle d’un quartier — en s’appuyant sur les référentiels techniques reconnus et les données scientifiques disponibles, pour que ces solutions soient fonctionnelles, durables et défendables devant les services instructeurs comme devant les riverains. ()
- Posture de médiateur technique : traduire la complexité en décisions actionnables Aptitude à adapter son registre de communication selon l’interlocuteur — technicien, élu, riverain, service instructeur — pour rendre accessible une analyse technique complexe, fédérer autour d’un projet et désamorcer les blocages liés à l’incompréhension ou à la méfiance. Dans un contexte où l’acceptabilité sociale d’un projet conditionne sa faisabilité autant que sa conformité réglementaire, cette compétence de médiation n’est plus un supplément d’âme : c’est un facteur de succès opérationnel direct.
Où exercer l'activité ?
- Énergie
- Environnement
- Mobilité
- MOE
- Urbanisme opérationnel
- Collectivités
Quels enseignements à l'université ?
-
SEMESTRE 9
- Tronc commun IMATGE
- Restauration et génie écologique, maitrise d’ouvrage / maitrise d’œuvre
- Statistiques Environnementales Avancées (sous R)
- Bioindications
- Parcours IMATGE (au choix parcours ADAGE ou IMA)
- ADAGE – Ecologie appliquée au terrain de montagne
- ADAGE – Ecologie animale
- IMA – Restauration de la continuité sédimentaire et biologique des cours d’eau
- IMA – Fleuves urbains et anthropisés d’Europe et du monde
- Tronc commun UIT
- Culture et théorie du projet
- Problématique urbaine contemporaine
- Métabolisme urbain : techniques de gestion des déchets
- Statistiques urbaines avancées
- Parcours UIT (au choix parcours ITI ou RESEAU)
- ITI – Maitrise d’ouvrage urbaine
- RESEAU – Energies, Risques, Mobilités
- Projet Recherche et innovation
- Anglais SHEJS
- Management de projet et conduite participative
- Environnement économique de l’entreprise
- Sciences Humaines Économiques Juridiques et Sociales
- Anglais thématique
- Tronc commun IMATGE
-
SEMESTRE 10
- Stage « ingénieur » : 20 semaines minimum
Poursuite d'études ?
- Autre Master
- Doctorat
Pour aller plus loin
Pour aller plus loin
Au CFA des Universités Centre Val de Loire, nous croyons en la puissance des initiatives des apprentis et en leur capacité à façonner l’avenir. En 2024, notre engagement envers les projets apprentis a permis de donner vie pour l’instant à 51 initiatives. Ces projets couvrent une diversité de domaines allant de l’innovation technologique à l’entrepreneuriat social en passant par la culture et l’art. Chaque projet bénéficiaire a reçu un soutien financier du CFA des Universités, un investissement dans le potentiel créatif et professionnel de nos apprentis.



